29 juillet 2026
La forge du SI : Forgejo, treize dépôts, une restauration prouvée
Le SI héberge désormais son propre Git : Forgejo, choisi contre GitLab sur mesures, peuplé des treize dépôts, sauvegardé chaque nuit — et la sauvegarde a été restaurée pour de vrai avant d'être déclarée fiable.
Ce qui a tranché entre GitLab et Forgejo
GitLab dans son édition libre demande PostgreSQL et deux à trois gigaoctets de mémoire, même dégraissé. Forgejo tient sur SQLite. Sur le serveur, mesuré après la pose : 108 Mo au démarrage, 181 Mo une fois en usage, moins de 0,2 % de processeur au repos.
Le miroir tiré a fini de trancher — gratuit chez l'un, réservé aux éditions payantes chez l'autre. Pour une forge qui devait rapatrier treize dépôts déjà hébergés ailleurs, ce n'était pas un confort.
Treize dépôts, une seule commande de sauvegarde
Les treize dépôts du SI y sont : le superprojet qui les assemble, les briques du produit, les sites clients, l'infrastructure et l'outillage. Une tâche nocturne joue la commande de sauvegarde intégrée, qui rend un fichier unique — base, dépôts et configuration compris. La première archive sortie du serveur pesait 18 Mo.
Un fichier unique n'est pas un détail de forme : c'est ce qui rend la restauration jouable par quelqu'un qui n'a pas monté la machine, un jour où il n'aura pas le temps de comprendre comment elle a été montée.
La sauvegarde a été restaurée pour de vrai
Une sauvegarde qu'on n'a jamais restaurée n'est pas une sauvegarde, c'est un fichier. Celle du 29 juillet a été extraite dans un conteneur neuf, à partir de l'image officielle, sur une machine qui n'avait jamais vu la forge. La base restaurée portait bien les treize dépôts et le compte d'administration, et l'empreinte Git du dépôt principal était identique avant et après.
Un défaut est apparu au passage : sur un volume reconstitué à la main, le serveur SSH interne refuse de démarrer. Le désactiver a suffi pour la preuve — ça ne suffirait pas un jour d'incident réel. C'est écrit dans le document du chantier, et ça reste dû.
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