27 août 2026

L'employé propose, le propriétaire publie

L'espace des clients est en ligne : chaque client corrige son site sur la page telle qu'elle s'affiche, l'employé propose et le propriétaire tranche. Deux surfaces d'administration, un seul exemplaire du code qui édite — le second n'a rien dupliqué.

Deux surfaces, un seul exemplaire d'édition

Le back-office savait éditer depuis juillet. Ouvrir une seconde porte, celle des clients, posait la question qu'on ne veut jamais avoir à trancher deux ans plus tard : recopier, ou partager. Tout ce qui édite — formulaire déduit, lexique, vue directe, bulle, champs spécialisés, orchestrateur — est parti dans un paquet, en un seul exemplaire.

Le back-office y a perdu environ 8 500 lignes. L'espace, lui, n'édite rien en propre : il écrit ses adaptateurs et rien d'autre. C'est la promesse vérifiée par l'usage plutôt que par l'intention — la seconde application n'a rien dupliqué.

Proposer n'est pas publier

Le propriétaire du site publie seul. L'employé propose : il envoie un document candidat entier, que l'administrateur relit sur le vrai site, avant et après, avec la liste de ce qui change feuille par feuille et le surlignage dans la page.

L'acceptation ne prend aucun chemin de faveur : elle rejoue l'écriture ordinaire. Une proposition acceptée est une modification comme une autre, avec les mêmes contrôles — c'est ce qui évite d'avoir un jour deux façons d'écrire dans un site, dont une moins surveillée.

La file se relit toutes les trente secondes

Rien ne tourne pour un onglet caché, la relecture est immédiate au retour, et une seule veille court par service. Le temps réel reste dehors, et c'était une décision : à l'échelle du parc, trente secondes est indiscernable d'une notification poussée et ne coûte aucune infrastructure.

L'écran ne promet que ce qu'il a mesuré. « En ligne » ne s'affiche qu'après la réponse de l'API, avec la phrase exacte sur le délai de reconstruction des pages. Chaque décision s'annonce à l'œil et au lecteur d'écran.

Ce que la mise en service a coûté

La chaîne complète a été posée le 27 août : nom de domaine, certificat, image, conteneur, serveur web, et un client d'identité qui accepte cette origine et refuse un sosie. Un piège s'est payé au passage, et il est désormais écrit : ouvrir une origine demande trois gestes, dont deux échouent en silence. Sans l'autorisation d'encadrement, le navigateur le dit. Sans la variable qui déclare l'éditeur, la page s'affiche normalement, les brouillons partent, et rien n'arrive jamais.

Un dernier chaînon nous a échappé jusqu'à la production : le proxy de sécurité posté au bord de l'API ignorait le nouveau client. Session ouverte, sites affichés, et un refus sur chaque appel. Le journal du proxy le disait en un mot ; nous ne l'avions pas lu en premier.

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